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Sur les Pas de Pierre Amendola

Sur les Pas de Pierre Amendola

Sur les Pas de Pierre Amendola
JOURNAL DE TOURNAGE:LE MIROIR DU TEMPS
1Novembre 2016
 
5h30
Il est 5 heures,  Paris s’éveille…
Une demi-heure plus tard, c’est Pierre qui s’éveille. En Périgord.
 
Si dans la capitale française « la place Blanche a mauvaise mine », la Vallée de l’Homme se porte bien en ce matin à l’aube claire. Les coteaux lovés entre des draps blancs, ne semblent pas vouloir s’en défaire.
 
7h00
Après avoir chargé le coffre de son 4x4 de quoi capturer des morceaux de matinées quelque part plus haut, dans le Limousin, un détour s’impose, comme complément d’équipe, une autre paire de bras et d’yeux l’attendent sur un parking déserté.
 
Montignac est sous l’emprise de brumes fantasmagoriques, cet emballage semi-opaque et impalpable diffuse  la lumière orange de la commune, des halos se réservant ses secrets. Mais surtout, sa présence humidement froide vous impose d’être tonique…
C’est le prix à payer, pour se sentir le temps d’un instant, le maître de cette ancienne ville comtale encore endormie, prête à appartenir au passant qui voudra bien s’y perdre, à ce moment... Le temps d’écouter les mémoires ondulées de la Vézère qui dialoguent doucement.
 
Et c’est parti….
L’habitacle de la voiture nous réconforte chaleureusement…. Abracadabra : chauffage !
Tandis que le GPS commence à donner ses ordres. Des ordres fermes, heureusement, nous échappons au timbre de voix GPS « Miss Cruella ».
 
D’abord, défilent les ronds points, ensuite, suivent les panneaux routiers, défilent les villages jusqu'à l’autoroute et ses péages.
Les pneus, se laissent grignoter doucement en arpentant rapidement le bitume de cette voie qui monte en accord avec la lumière qui se lève, cristalline.
Entre le relief de la terre et la transparence des airs, comme une parenthèse, une litre couleur jaune-vie les lie.
Bientôt les rétines se laissent surprendre par un petit échantillon de paradis à l’image de notre psyché : l’autoroute, presque en apesanteur est posée sur un vaste tapis molletonneux. Entre brumes et paradis...
 

Crédit Photo: P.Amendola

Crédit Photo: Pierre Amendola
 
Une simple ascension routière. Blanche.
Plutôt une Assomption de Coton. Mariale.
 
Nous continuons, direction le soleil levant, laissant les ombres s’évanouir là-bas, quelque part derrière soi.
 
 
8h30…
Une première petite halte salutaire est de rigueur !
N’est-ce pas docteur ?
 
À peine descendus du véhicule, nous nous ruons vers 148 ou 188 marches à surmonter – Oh non ! Personne ne les a comptées !-, le matériel en main histoire d’effleurer la voûte céleste. Mince! Pierre a oublié ses clés d’argent et d’or…
Bon, à défaut, cette structure en bois de douglas aux marches de métal corrige les 976 mètres du Mont Bessou et nous élève à 1000 mètres de hauteur. Sous le soleil exactement...

perigordnoir

 

Un terrible duel s’annonce sur la tour panoramique de ce mont corrézien :
-          D’une part, le réalisateur armé de sa caméra pour capturer ce panorama privilégié.
-          D’autre : Ah ! L’égoïste ! De tous ses bras rayonnants, l’astre solaire, a balayé l’horizon laissant la topographie à nu ou presque en ce beau matin de novembre. Ce seigneur en flammes a pratiquement volé tous les pans de paradis…. Au voleur ! Au voleur !
 
Sur ce « donjon » haut de 24 mètres, la bataille continue : nous devons faire face à mille et un zéphirs… Analogues à des gardes thermiques qui viennent réveiller notre frilosité à pleins souffles. Inébranlable, Pierre fait face en bon duelliste. Même pas peur de se laisser éblouir.
 
Avant de quitter cette tour triangulaire qui octroie un visu sur les monts d’Auvergne, le lac de Sechemaille, et en plissant bien les yeux, le Puy de Sancy entre quelques autres, le dernier et septième palier se fait suggestif sous nos semelles : Bali, Rio de Janeiro… Qui sait vers où nous emmènent ces tables d’orientations du Massif Central?
 

Miroir du Temps - RiviereBleue

 
Plus tard dans la matinée…
Le temps n’existe pas. Les montres se sont laissées oubliées… Alors, quelle heure est-il ?
Bref, laissons le temps au temps !
 
Abandonnant la tour panoramique qui fait office de point culminant, nous revenons sur le tapis rouge de feuilles d'érables pour continuer la mission au sein du Parc Naturel Régional des Millevaches.
Revenus sur terre, à notre arrivée, le Longeyroux s’étire de toute sa tourbière.
Si la tourbe s’étire, et s’étire, sur près de 250 hectares, elle n'en est pas moins étoffée avec ses 2 mètres d'épaisseur. C'est ici, que se laisse dorloter la naissance de la Vézère... entre autres copines qui sillonnent cette France.
Ce décor d’éponge géante étonne de par ses couleurs or qui viennent à la rencontre de l’azur ! Midas est passé par ici, sans pour autant époustouffler le regard chocolat du porteur de la caméra.

Miroir du Temps

Le soleil tient toujours les rênes du ciel. Tenace.

Ce plateau remarquable ressemble, sous un certain regard, à une scène peuplée de Pom-Pom Girls...
Les hêtres acidophiles et autres êtres arboricoles jouent le jeu de toute leurs rondeurs. Sauf les sorbiers qui dénudés, se parent de baies emmitouflées de rougeurs.
 
Alors, par où commencer pour voler un bout d'âme de ces lieux? Calmes.
Sous un regard objectif, se laisseront-ils enfermer dans un monde numérique?
En guise de réponse, seul un bruissement s'annonce.
 
Les conversations de cellulose s'agitent délicatement sous l'haleine des brises.Tièdes.
Ponctuées de dialogues ornithologiques, ici et là.
À defaut d'utiliser son appareil phonatoire, Amendola ouvre grand les yeux et la marche, à la recherche de ce qui ne se voit pas.
 
Le long du platelage au milieu d'un océan de fétuques blondes, entre des dunes de bruyères fatiguées et mémoires de linaigrettes, la chlorophylle continue à s'enfuir. Et l'enregistreur tâche de la poursuivre.

perigordnoirdemarie

 
Jusqu'à en faire fléchir le trépied qui rouspète. Heureusement la force du tournevis est avec nous! Technicien ou chirurgien, le "Maître" lui serre la vis!
 
Quant aux mille vaches... c'est entre mille sources qu'elles s'y cachent.
 
 
Le Retour
Meymac est absolument désertée. Ce village à la pierre grise, étale en avant les devantures de boutiques, mais où sont passés les gens? À table, certainement!
Seul s'agite la Fontaine aux Lions, de toute son eau, bien ancrée sur sa base en pierre de lave.
 
Le déjeuner s'annonce dramatique: Il n'y a plus de têtes de cèpes!
 
La route du retour poursuit sa quête de la lumière. Cap sur le soleil. Encore.
Un salut silencieux aux "orangers" (soit "Os" "Rangés") qui en ce jour et le lendemain, plutôt que de "Pom-Pom Girls" , s'ornent de pomponettes.
Les chrysanthèmes parlent un  langage d'éternité sous cette belle journée.
 
 
À Suivre...
 
 
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7, Rue de la Pégerie
24290 MONTIGNAC-SUR-VEZERE
 
En vous remerciant!
 
 
 
Sur les Pas de Pierre Amendola
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